Appelez-nous:

07 71 23 60 99

Audit gratuit et sans engagement de vos besoins de formation IA, sur simple demande. Demander un audit

Formation IA Act : répondre à l'obligation de l'article 4

Formation IA Act : répondre à l'obligation de l'article 4

Cette formation IA Act répond à une question très concrète : comment couvrir l’obligation de maîtrise de l’IA posée par l’article 4 du règlement européen sur l’intelligence artificielle, sans immobiliser vos équipes trois jours sur du droit ? Le format est une demi-journée, en présentiel ou en distanciel, conçue pour l’ensemble de vos collaborateurs qui utilisent des outils d’IA, et pas seulement pour vos juristes et votre DPO. Vous repartez avec des équipes qui savent réellement ce qu’elles manipulent, et avec les éléments de preuve à archiver.

Conformité à l'IA Act et littératie IA en entreprise

Ce que dit vraiment l’article 4 de l’IA Act

L’article 4 du règlement (UE) 2024/1689, dit IA Act ou AI Act, impose aux fournisseurs et aux déployeurs de systèmes d’IA de prendre des mesures pour que leur personnel, et les personnes qui utilisent ces systèmes pour leur compte, disposent d’un niveau suffisant de maîtrise de l’IA (la fameuse AI literacy, parfois traduite par « littératie IA »).

Trois points à retenir :

  • Vous êtes très probablement « déployeur ». Le mot fait peur, mais il désigne simplement toute organisation qui utilise un système d’IA dans le cadre de son activité professionnelle. Utiliser ChatGPT, Copilot, Gemini ou un module IA intégré à votre CRM suffit à vous placer dans le champ du texte. Il n’y a pas de seuil d’effectif ni d’exemption PME.
  • L’obligation s’applique depuis le 2 février 2025. Elle est donc déjà en vigueur, et les autorités nationales de surveillance du marché sont compétentes pour la contrôler depuis août 2026.
  • C’est une obligation de moyens, proportionnée. Le règlement n’impose ni durée, ni programme, ni certification. Il demande des mesures adaptées au rôle de chacun, au contexte d’usage et aux risques. Une formation courte, ciblée et documentée répond à l’esprit du texte pour la majorité des collaborateurs.

Mise à jour réglementaire. Le « Digital Omnibus » (règlement (UE) 2026/1744, en vigueur depuis le 27 juillet 2026) a reporté certaines obligations relatives aux systèmes à haut risque, mais il a conservé l’article 4. La formulation a été assouplie vers une logique de mesures de soutien au développement de la maîtrise de l’IA : l’obligation demeure, elle ne disparaît pas.

Un mot sur les sanctions, parce que le sujet est souvent instrumentalisé : l’article 4 ne relève pas des plafonds d’amendes spécifiques prévus par l’article 99 du règlement, qui visent d’abord les pratiques interdites et les obligations attachées aux systèmes à haut risque. Le vrai risque, pour une PME ou une ETI, est ailleurs : c’est la charge de la preuve en cas d’incident (fuite de données dans un prompt, contenu généré erroné diffusé à un client, décision RH assistée par IA contestée). Le jour où l’on vous demande ce que vous avez mis en place, il faut pouvoir produire autre chose qu’un mail interne.

Qui former dans votre organisation ?

  • Tous les collaborateurs qui utilisent un outil d’IA, même occasionnellement : c’est le cœur de la cible de l’article 4, et c’est précisément la population que les formations juridiques classiques ne touchent jamais ;
  • Les managers et chefs d’équipe, qui doivent arbitrer ce qui est acceptable ou non dans leur périmètre ;
  • Les fonctions support (RH, finance, juridique, marketing, ADV), les plus exposées aux données personnelles et confidentielles ;
  • La DSI et les référents IA, qui repartent avec le cadre pour instruire les demandes d’outils ;
  • Le comité de direction, pour valider la politique d’usage et assumer les arbitrages.

Nous n’excluons personne : un collaborateur qui colle un extrait de contrat dans un chatbot grand public crée un risque, qu’il soit cadre ou non, technicien ou non.

Ce que vos équipes sauront faire après la session

  • Reconnaître un système d’IA dans leurs outils du quotidien, y compris quand il est intégré sans être annoncé comme tel ;
  • Nommer les limites d’un modèle : hallucination, biais, obsolescence des données, absence de raisonnement juridique ou comptable fiable ;
  • Savoir ce qui ne se met jamais dans un prompt : données personnelles, données de santé, secrets d’affaires, éléments couverts par un NDA, code propriétaire ;
  • Appliquer la règle de la relecture humaine sur les usages à enjeu, et savoir identifier lesquels le sont ;
  • Distinguer les usages interdits par le règlement (notation sociale, reconnaissance des émotions au travail, catégorisation biométrique) de ceux qui sont simplement encadrés ;
  • Savoir à qui remonter un doute ou un incident, avec un circuit clair défini pendant la session.

Nos formateurs

Aline Deschamps

Aline Deschamps

Directrice générale, spécialiste data

Directrice générale de Dinno. Elle pilote les missions de conseil data et anime les formations IA pour les métiers de l'écrit, du commerce et de la réponse à appel d'offres. Au quotidien, elle utilise Claude et ChatGPT pour produire des mémoires techniques, des synthèses de DCE et des analyses chiffrées.

Cédric Millauriaux

Cédric Millauriaux

Président, architecte logiciel

Co-fondateur et président de Dinno (ICYSOFT SAS, créée en 2015). Il accompagne les directions techniques dans l'adoption raisonnée des assistants de code (Claude Code, GitHub Copilot, Codex) et anime les formations IA pour développeurs et CTO. Sujets de prédilection : industrialisation, audits techniques, gouvernance de l'IA dans les processus de production logicielle.

Antoine Précigout

Antoine Précigout

Directeur général, directeur technique

Directeur technique et directeur général de Dinno. Il pilote les missions DevOps et SRE et anime les formations IA pour développeurs et webmasters. Au quotidien, il intègre Claude Code et Copilot dans la chaîne d'outillage et les pipelines CI/CD des projets clients.

Programme : 4 séquences sur une demi-journée (3 h 30)

Séquence 1 : le cadre, en 45 minutes et sans jargon

Ce qu’est l’IA Act, à qui il s’applique, la différence entre fournisseur et déployeur, les quatre niveaux de risque, le calendrier réel d’application. On traite l’article 4 pour ce qu’il est : une obligation de compétence, pas une procédure de plus. Les participants comprennent pourquoi ils sont dans la salle.

Exemple concret : une équipe marketing pensait n’être « pas concernée » parce qu’elle n’entraîne aucun modèle. La séquence montre que l’usage d’un générateur d’images sur des visuels client relève du déploiement, et que l’obligation de transparence sur les contenus générés s’applique à ses publications.

Séquence 2 : comment ça marche, et donc comment ça se trompe

La mécanique d’un modèle de langage expliquée sans mathématiques : pourquoi il produit une réponse plausible plutôt qu’une réponse vraie, pourquoi il invente des sources avec assurance, pourquoi il reproduit les biais de ses données. C’est ce module qui fait la différence entre un collaborateur prudent et un collaborateur crédule.

Exemple concret : le formateur demande en direct au modèle une jurisprudence sur un cas fictif. Le modèle produit une décision inexistante, avec numéro de pourvoi et date. La démonstration marque durablement, bien plus qu’un rappel de règle.

Séquence 3 : données, confidentialité et articulation avec le RGPD

Ce que deviennent vos données selon l’outil et le contrat (offre grand public, offre entreprise, instance dédiée), ce que le RGPD impose déjà et ce que l’IA Act ajoute. Cartographie rapide des usages en cours dans l’organisation, y compris le « shadow AI » que personne n’a déclaré.

Exemple concret : un tour de table révèle presque toujours deux ou trois outils utilisés sur des comptes personnels, hors de tout cadre. Le simple fait de les nommer permet d’ouvrir la discussion sur des alternatives encadrées plutôt que de laisser l’usage se poursuivre en silence.

Séquence 4 : votre charte d’usage IA, co-construite en séance

Le groupe rédige, guidé par le formateur, une charte de 6 à 10 règles applicables dès le lendemain : outils autorisés, données proscrites, obligation de relecture, mention des contenus générés, circuit de remontée d’incident. Une charte écrite par les équipes est appliquée ; une charte descendue par le juridique reste dans un classeur.

Exemple concret : une PME industrielle est repartie avec une règle simple issue de ses propres débats : « aucun document client dans un outil IA tant qu’il n’est pas dans la liste validée, et cette liste est affichée dans l’intranet ». Deux lignes, comprises par tout le monde, plus efficaces qu’une politique de douze pages.

Ce que vous conservez après la session

C’est le point que la plupart des formations oublient. Une obligation de moyens ne vaut que si vous pouvez la démontrer. Chaque session donne lieu à :

  • une attestation de participation nominative pour chaque collaborateur ;
  • une feuille d’émargement et le programme daté de la session ;
  • un quiz d’évaluation des acquis dont les résultats objectivent la montée en compétence (voir Certifications et évaluation des acquis) ;
  • la charte d’usage IA co-construite, prête à être diffusée et signée (voir notre modèle de charte IA à télécharger) ;
  • une trame de registre des usages IA, à compléter par vos soins, pour tracer les outils déployés et leurs responsables.

L’ensemble constitue un dossier de preuve cohérent, à archiver avec vos autres éléments de conformité.

Modalités

  • Durée : 3 h 30 (demi-journée). Format journée complète possible si vous souhaitez ajouter un atelier de mise en pratique par métier.
  • Format : présentiel dans vos locaux, ou distanciel en visioconférence. Le distanciel fonctionne bien sur ce contenu, qui repose sur l’échange plutôt que sur la manipulation d’outils.
  • Effectif : jusqu’à 20 participants en distanciel, jusqu’à 30 en présentiel. Au-delà, nous scindons en plusieurs promotions pour préserver la qualité des échanges.
  • Lieu : Nantes, Rennes, Angers, Poitiers, Brest, Le Mans, ou vos locaux partout en France.
  • Prérequis : aucun. Ni juridique, ni technique.
  • Délai d’accès : 2 à 4 semaines selon vos disponibilités.
  • Tarif : sur devis selon format intra, durée et effectif (voir nos CGV).
  • Accessibilité PSH : nous adaptons la session aux situations de handicap sur simple demande.

Pourquoi nous plutôt qu’un cabinet juridique ?

Les formations IA Act disponibles sur le marché sont majoritairement portées par des cabinets d’avocats et des organismes de conformité. Elles sont solides sur le texte, et durent un à trois jours pour un public de DPO, juristes et responsables conformité. C’est utile, mais cela ne couvre pas l’obligation de l’article 4, qui vise l’ensemble du personnel.

Notre parti pris est différent : nous sommes des praticiens de l’IA, pas des juristes. Nous déployons ces outils en production chez nos clients. Nous formons vos équipes à ce qu’elles font réellement de l’IA, en partant de leurs usages et de leurs outils, avec le cadre réglementaire comme grille de lecture et non comme sujet unique. Pour les questions strictement juridiques (analyse de risque sur un système à haut risque, rédaction contractuelle), nous vous orientons vers votre conseil habituel.

Financement

Cette session s’inscrit naturellement dans votre plan de développement des compétences. Selon votre secteur, une prise en charge OPCO est possible (Akto, Atlas, AFDAS, OPCO EP, etc.), tout comme le FSE+ pour les PME éligibles. Le passage par notre partenaire certifié Qualiopi Formagora est prévu quand votre OPCO l’exige. Les modalités sont détaillées sur notre page Financement et OPCO.

Formation IA Act ou acculturation IA : laquelle choisir ?

Les deux formats se recouvrent en partie, mais ils ne répondent pas au même besoin :

  • La formation IA Act part de l’obligation réglementaire. Elle est indiquée si vous devez pouvoir démontrer votre conformité, si un client ou un donneur d’ordre vous interroge sur votre politique IA, ou si votre direction juridique a mis le sujet à l’ordre du jour.
  • L’acculturation IA en entreprise part des usages. Elle est indiquée si votre enjeu est d’abord de lever les peurs, de créer un socle commun et de lancer une dynamique d’adoption.

Beaucoup d’organisations enchaînent les deux : une demi-journée d’acculturation pour tout le monde, puis la session IA Act pour cadrer et documenter. Nous vous aidons à construire ce parcours lors de l’échange de cadrage.

FAQ : Formation IA Act

Démarrer

Vous devez traiter le sujet IA Act sans transformer votre organisation en cabinet de conformité ? Contactez-nous pour un échange de cadrage gratuit (environ une heure). Nous faisons le point sur vos outils IA en usage, votre exposition réelle et le dispositif proportionné à mettre en place.

Motif d'arrière-plan

Former vos équipes à l'IA ?

Bénéficiez d'un échange de cadrage gratuit (environ une heure) sur simple demande pour comprendre votre besoin, recommander le bon programme et organiser la logistique idéale (lieu, timing).